Association de la lysimaque, séminaires
Séminaire
La lettre dans le discours
Dialogue
entre Benjamin Mayer Foulkes et René Lew
17, Instituto de Estudios Críticos (Mexico)
Benjamín Mayer Foulkes
René Lew
Séminaire (en français, avec traduction successive en espagnol) suggéré par Benjamín Mayer Foulkes (17, Instituto de Estudios Críticos, Mexico D. F.) en août 2024).
Huit dialogues « impromptus » relatifs à l’organisation des discours selon Lacan, et à leur désorganisation : de leur raison basique à leur complexité,
─ aux dates suivantes : octobre 2026 : lundis 5, 12, 19, 26 et novembre 2026 : lundis 9, 16, 23, 30,
─ à partir d’une lecture des propositions de Lacan par René Lew.
Synopsis
1- La structure discursive de l’organisation signifiante, les fondements signifiants des discours
2- Le réseau signifiant présenté en attracteur étrange et son rapport à la séquence fondatrice des discours
3- En l’absence d’origine, se pose la question : d’où partir dans ce continuum ?
4- La pathologie de cette structure
5- Deux culs-de-sac que Lacan a tenté d’inventorier et qui n’ont pas abouti
6- Y a-t-il lieu de jouer de factorielle pour obtenir 24 discours ?
7- Le travail de la lettre dans la structure signifiante des discours
8- Politique des discours
Textes préparatoires sur demande.
Dates, horaire, lieu
les lundis 5, 12, 19, 26 octobre 2026 et 9, 16, 23, 30 novembre 2026,
jusqu’au 24/10 : 12h à Mexico et 20h à Paris,
puis, après le changement d’heure en France, donc au-delà du 24/10 : 13h à Mexico et 20h à Paris.
Renseignements, inscriptions (payantes) et demande du lien Zoom auprès de Beatriz Miranda Galarza, acedemica@17edu.org
Inscription payante. Renseignements et demande du lien Zoom auprès de Beatriz Miranda Galarza :
academica@17edu.org
Séminaire
Référence, récursivité et sé-paration : prolonger Lacan prolongeant Freud (I)
Discours, appareil, institution
René Lew
Parmi les critiques qui peuvent être adressées par des proches à Dimensions de la psychanalyse, il en est une qui mérite réflexion : la brochure d’activités de Dimensions de la psychanalyse & Co démontrerait un trop plein d’usage de références pour servir d’appui au propos tenu. Or je pense que la référence est essentielle, y compris à discuter le premier psychanalyste, Freud nommément. Car, même pour critiquer, il faut se référer au support d’une telle critique. Qui plus est il ne faut pas oublier que la répétition est productive. Lacan en souligne la récursivité : « c’est justement de ce qui n’était pas que ce qui se répète procède » (Écrits, p. 43). Et, même à penser reproduire à l’identique le propos d’un auteur antérieur ou actuel, on réorganise, ne serait-ce que par le contexte variable de cette citation, son discours ou sa rédaction, et ce réaménagement suffit à produire du neuf.
Du moins la critique portant sur un trop de références concerne-t-elle moins la répétition elle-même que l’explicitation de la référence ― alors que celle-ci existe toujours (personne n’est né de la dernière pluie) du fait qu’on arrive très rarement premier sur un thème discouru et discuté. Et, quand cela arrive, développement discursif ou assise institutionnelle à l’appui, cela n’est pas sans conséquence historique et politique. Je pense à Jésus, à Marx, à Freud…
Il y a la lettre d’un discours, mais aussi le fond logique auquel se réfèrent leurs auteurs successifs (i. e. en particulier ceux qui viennent ensuite, ultérieurement, au-delà de l’invention de ce discours).
Et même, question d’inventivité, une telle inventivité ne se produit déjà qu’à remâcher ce qui fut déjà dit. C’est comme aller plus loin en marchant : pour qu’il y ait un plus-loin, une avancée, il faut déjà parcourir le chemin qui a mené à l’orée de ce dépassement, effet d’opposition à une telle limitation, et ladite limite implique de la produire au jour pour l’éliminer (dépasser son bord).
Je tiens d’ailleurs que pour assurer sa propre existence on (le sujet, dit-on) doit viser à la dépasser.
*
« La lettre volée » est une lettre prolongée en son trajet. Lacan a raison. Elle est prolongée dans sa raison d’être de permettre au sujet de prendre le pas sur « l’autre » en le désignant comme adversaire (nous sommes proches de la structure du Witz et de la tiercéité qui l’induit) et cette lettre est prolongée aussi de se voir étudiée au fil des siècles, notamment par Lacan.
Le séminaire de cette année ― après l’excursus cinémato-graphique de l’an dernier, allant néanmoins dans la même direction ― est donc une façon de poursuivre notre interrogation sur la fonction de la lettre dans le langage, dans la parole, dans les discours, dans les écrits,… non sans lien avec l’imprédicativité de sa littoralité.
*
Tenir discours et susciter le contenu d’un d’entre eux a modifié l’ordre du monde depuis l’invention (rare) d’un signifiant nouveau (et peut-être moins tant son appellation ― qui a pu exister antérieurement à son avènement ― que sa fonction et l’usage à quoi mène sa raison d’être réactivée, qui est échange discursif, extension de la parole).
(1) Jésus
Ainsi l’Incarnation de Dieu prolonge-t-elle la raison trinitaire de la chrétienté, mise au point au fil des Conciles au moins depuis celui de Nicée. L’universalisme (ou la tendance à l’universalité) du catholicisme s’est voulu dominant, du moins en Occident et dans ses colonies, des siècles durant.[1] Cette dominance a servi conjointement à étayer les systèmes d’exploitation (de l’esclavage et du servage, en passe de s’étioler, au capitalisme florissant) en reprenant le maillage du territoire entamé par l’Empire Romain.
L’appareil religieux de l’Église en fut la duplication en s’appuyant non seulement sur les divisions administratives, mais aussi sur l’architecture qui donnait à voir cette toile (églises, cathédrales, monastères et couvents…). Le Droit canon a unifié cet ensemble en lui accordant des critères de définition.
(2) Marx
Souligner l’incidence de ladite force de travail dans la production matérielle des biens de consommation a induit, grâce à Marx, une remise en question de l’économie politique connue jusque là.
(3) Freud
Et Freud a pu ainsi réorganiser l’économie psychique du sujet de l’inconscient ouvrant sur la psychanalyse.
[1] Lire Bernard Dubourg, L’invention de Jésus, t. I : L’hébreu du Nouveau Testament, t. II : La fabrication du Nouveau Testament, coll. L’Infini, Gallimard.
Dates, horaire, lieu
Nous prolongerons sur cette base le séminaire de Mexico, de janvier à mai 2027, les 1er et 3ème lundis du mois à 21h, sauf vacances scolaires de Paris, en présentiel : 7 bd de Denain, 75010 Paris (écrire à la lysimaque pour obtenir le code), interphone Lew/Delgado, esc. B, 1er étage à gauche. Codes de visio-conférence sur demande.
Soit huit séances, aux dates prévues : 4 et 18 janvier, 1er et 15 février, 1er et 15 mars, 19 avril et 3 mai.
Accès libre
Séminaire
Organisé par l'association ECLAP (Encuentro Clínico Lacaniano Asociación Psicoanalítica Río de la Plata) - Argentine
Parler à ECLAP en 2027
Définir le sinthome
René Lew
Traduction: Ana-Claudia Delgado
Il faut assurément démarquer le sinthome du symptôme. Et ce d’autant plus qu’un tel sinthome n’est pas nécessairement l’effet d’un lâchage du symptôme dans sa valeur normalisatrice[1], et donc non plus une réparation de cette valeur. Ici, en m’appuyant sur Lacan, je ne suis pas son processus de pensée, et du coup je fais du sinthome une fonction imprédicative (c’est-à-dire tributaire de ce qu’elle est censée induire) communément conçue comme le nouage borroméen, tel qu’il est dissous dans le nœud.
Aussi le sinthome ― à ne pas être réparateur, mais à être un foncteur incontournable de la borroméanisation ― n’est-il pas sublimation. Bien au contraire, il est représentance pulsionnelle, récursivité à l’œuvre. Car il s’inscrit du côté intensionnel, et non du côté extensionnel comme le fait le symptôme.
Vient dès lors au-devant de la scène l’impact du sinthome à la fin de la cure, oscillant de a à S1, dans leur incommensurabilité. Comme je le conçois, Lacan a été amené au processus de passe pour nouer « sinthomatiquement » par la tierce personne le point d’arrivée d’une cure analytique. Sous cet abord conceptuel, comme avec sa topologie, le concept de « sinthome » se comprend d’autant mieux qu’on entre dans les apories du nœud borroméen à trois consistances.
Voici les thèmes suggérés par ECLAP qui seront développés en deux séances :
- le 6 mars 2027 : -différencier symptôme et sinthome,
-distinguer sublimation et symptôme ;
- le 20 mars 2027 : -émergence du sinthome à la fin de la cure
analytique,
-théorie sinthomatique de la passe,
afin d’en orienter l’acte psychanalytique qui en prend tout son relief sans confusion avec une quelconque psychothérapie.
[1] Cf. R.L., Émergence des fonctions subjectives en symptômes, Lysimaque, 2020.
Lien et codes Zoom (ainsi que d'autres informations) à demander directement à :
encuentroclinicolacaniano@gmail.com
Biennale de la psychanalyse
à partir du travail de René Lew
L'indécidable
Osvaldo Cariola
Jean-Charles Cordonnier
les 3-4-5 juin 2028
à Copenhague
· La prochaine Biennale de la psychanalyse se tiendra le week-end de la Pentecôte 2028, les 3-4-5 juin 2028, à Copenhague, sur le thème :
L’indécidable dans la psychanalyse
Indécidable, récursivité et acte psychanalytique
· Cette Biennale sera préparée par un week-end intermédiaire les 28-29 août 2027 (dates sous réserve, et lieu jusqu’ici indéterminé, qui ne sera pas Copenhague, de même que le contenu thématique de ces deux jours…).
Une annonce plus élaborée sera envoyée dès que possible.
· Une préparation régulière nous introduira à cette notion
- les samedis matin des après-midis lysimaque (7 bd de Denain, 75010 Paris (écrire à a lysimaque pour demander le code), interphone Lew/Delgado, esc. B, 1er étage gauche, horaire : 10h à 12h) à partir d’octobre 2026, sous forme de lecture-commentaire de divers textes relatifs à l’indécidabilité. La participation à ce groupe est assujettie à l’envoi mensuel d’un texte de commentaire du texte donné à étudier ce mois-là[1], soit une page à écrire ni plus ni moins ; merci de s’annoncer auprès de Jean-Charles Cordonnier (jchcordonnier@hotmail.com) et Osvaldo Cariola (cariola@mac.com) ;
- les samedis de la lysimaque auront ce même thème en 2027-2028,
- de même le séminaire du lundi de René Lew en 2027-2028.
Propos introductifs envoyés sur demande à la Lysimaque.
[1] Lire « Cinq conférences sur l’indécidabilité », organisées en 1982 à l’École Nationale des Ponts et Chaussées,… (Nicolas Bouleau, Jean-Yves Girard, Alain Louveau) ― sur internet.
Participation au séminaire de préparation
(séminaire ouvert sous condition)
Participation assujettie à l’envoi mensuel d’un texte de commentaire du texte donné à étudier ce mois-là, soit une page à écrire ni plus ni moins ; merci de s’annoncer auprès de Jean-Charles Cordonnier (jchcordonnier@hotmail.com) et Osvaldo Cariola (cariola@mac.com).
Inscription
Accès libre sous condition.
Le nombre de places étant limité, on est prié de s'inscrire dès maintenant
